Isolation d'une maison à ossature bois

 

Structure d'un mur ossature bois

Un mur ossature bois est constituée en partant de l'extérieur
  • D'un bardage (chez nous en red Cedar = cèdre rouge du canada)
  • De voliges verticales (dans le cas d'un bardage horizontal) sur lesquelles le bardage est cloué. Cela ménage une lame d'air envisons 2cm. En bas, une grille anti-rongeurs, empèche le passage des rongeur mais laisse passer l'air. En haut, un petit espace permet la ventilation
  • D'un pare pluie : il protège l'ossature de la pluie tout en étant perméable à la vapeur d'eau venant de l'intérieur de la maison.
  • un panneau de contreventement (en triply, ou en MDF (à mi-chemin entre l'agglo et le triply, résistant à l'eau). Épaisseur : 10mm
  • les montants verticaux de l'ossature. Ils sont en douglass. Le plus souvent leur section est de 120*45. Ils sont espacés tous les 60 cm (entre axe de 60cm). L'isolation se place entre ces montants. Son épaisseur est donc de 120mm.
  • D'un pare vapeur. Il réalise l'étanchéité à l'air et à la vapeur d'eau venant de l'intérieur de la maison. Sa pose doit être très soignée.
  • Les fourrures du placo (on peut éventuellement refaire une épaisseur d'isolation à cet endroit)
  • Le placo

(schéma Isover)

Les types d'isolants

L'isolant se place entre les montants de l'ossature. L'entraxe entre les montants est de 60cm. Sachant que les montants font 45mm d'épaisseur, l'espace disponible est de 55.5 cm et de 120mm d'épaisseur. La majorité des isolants disponibles ne sont pas conçus pour les maisons en bois, et la largeur standard est 60 cm. Si l'isolant est suffisamment compressible on peut espérer le mettre en place sans retouche mais dès qu'il est un peu rigide (même semi-rigide) une recoupe de 2cm est hélas  indispensable ! Il existe chez Isover des rouleaux semi-rigides en laine de verre, aux dimension MOB. Ça peut être une bonne solution. Il existe chez d'autres fabricants (RockWool pour la laine de roche) des panneaux triangulaires. Il parait que ça résout le problème.  A voir si ça ne génère pas plutôt plus de coupes.

On peut si besoin remettre une couche d'isolant par dessus l'ossature.

Les matériaux disponibles pour l'isolation sont les suivants

Je n'ai pas d'avis sur les isolants bois, cellulose, mouton,... Ils sont nettement plus cher et moins bien distribués. Ils sont un impact meilleur sur l'environnement.

Un critère important de choix concerne les dimensions. Il faut impérativement choisir un isolant de 120 mm pour exploiter toute l'épaisseur disponible pour l'isolation. Les coupes étant très nombreuses et longues, choisir de mettre deux épaisseurs d'isolant (60 + 60) pour atteindre les 120 mm est une mauvais idée à moins d'avoir beaucoup de temps, de patience.

Notre choix : laine de roche Rookwool RockMur 201 panneaux semi-rigides de 600*1350*120.

Nous avons été un peu déçus de la qualité du produit.  L'épaisseur et la densité ne sont pas du tout homogènes. parfois on a bien 120 mm très dense pas compressibles du tout et parfois sur le même panneau, on a à peine 75 mm de laine complètement molle. Nous avons donc passé beaucoup de temps à "améliorer" l'isolation là ou c'était trop fin. Par ailleurs la dimension 60 cm nécessite une recoupe de 2cm en effet les panneaux ne sont pas suffisamment compressibles pour permettre d'insérer un panneau de 60 dans un espace de 55.5 cm.

Pose de l'isolation

Il faut disposer de pas mal de place car les ballots de laine de roche sont assez encombrants.

Par ailleurs, les découpes génèrent beaucoup de chutes. Les chutes de grande taille doivent être conservées car elle peuvent être réutilisées. Les chutes de petites taille peuvent être mise dans un grand sac poubelle. Ne pas les jeter tout de suite car elle sont utiles pour calfeutrer.

Il vaut mieux bien s'organiser dès le début avec une table de découpe, poubelle,...

 

L'outillage indispensable :
  • des gants (la laine de roche démange moins que la laine de verre mais un peu quand même)
  • un masque de qualité (les poussières sont très irritantes)
  • un couteau (type couteau à pain à grande lame) pour les découpes
  • un mètre et un marqueur
  • une règle de 1.40 m
  • une table de découpe
Les panneaux doivent être découpés environs 2 à 3 cm plus grand que l'espace à isoler. Ils doivent être parfaitement jointifs. Il ne doit pas y avoir d'espace de vide. S'il reste des petits vides, les combler avec des chutes.

Ne pas oublier les petits espaces au dessus des caissons de volets roulants,...

   

Durée de pose : nous avons posé 105 m2 en 5 jours à deux en travaillant sans trop se stresser. C'est plus facile à poser à deux car les panneaux sont un peu encombrants et fragiles mais ça peut se poser seul aussi.

Pose du pare vapeur

La pose du pare-vapeur est une étape très importante. Le pare vapeur à deux rôles

Il doit donc être posé de façon parfaitement étanche.

Un isolant humide perd une grande partie de son pouvoir isolant, certain isolants sont détériorés par l'humidité (laine de verre). Le vent apporte beaucoup de froid aussi.

Nous avons utilisé un pare vapeur de chez Ampack. Il était fourni par le charpentier. En fait c'est un écran de sous toiture, mais il peut faire office de pare vapeur aussi. C'est une toile de fibre de verre extrêmement résistante.   C'est très important car le pare vapeur est fixé avec des agrafes. Il doit donc résister à la déchirure. Ce pare vapeur n'a rien à voir avec la sorte de papier kraft appelé pare vapeur que l'on voit parfois sur la laine de roche / verre.

Le pare vapeur existe en rouleau de différente largeur (2.60, 2.80,...) en fonction de la hauteur sous-plafond à isoler (chez nous 2.80m). On coupe des lés de la longueur nécessaire pour aller d'un angle de mur jusqu'au prochain obstacle (fenêtre). Faire recouvrir les lés de 20 cm. Le pare vapeur est agrafé à 2 cm du haut du mur (agrafeuse électrique indispensable), les agrafes sont placées le plus loin possible du bord du lé. En effet dans un second temps il faut mettre un cordon de mastic pour coller le pare vapeur en périphérie. Cela se fait plus facilement une fois le pare vapeur agrafé : on soulève le bord du pare vapeur et on fait le joint.

Une fois que tous les lés sont en place, que le joint de mastic est mis partout en périphérie et autour des fenêtres, il faut mettre le scotch.

Nous avons utilisé le scotch Ampacol de chez Ampack. Il est génial, ou horrible, c'est selon. Il colle terriblement, une fois collé il est pratiquement indécollable, il est relativement souple et permissif. Ne pas utilsier le scotch (orange en PVC) que l'on trouve en grande surface de bricolage sous le terme Pare vapeur. Il ne colle pas assez bien. Le scotch doit être utilisé pour coller les lés entre eux. Coller les lés en périphérie (quand on pose les lés, il faut laisser environs 2cm de bois de l'ossature apparent pour pouvoir scotcher les lés à l'ossature bois + mettre le scotch sur l'angle afin d'assurer l'étanchéité à l'air dans les angles des murs / plafonds.

 

Il faut aussi vérifier l'étanchéité à l'air des fenêtre. En principe si le menuisier a bien fait son travail, le dormant des fenêtres doit être posé contre l'ossature bois avec une bande type "compribande" plus un joint silicone à l'extérieur. Et un joint de silicon en partie basse pour l'étancheité à l'eau. Dans la pratique, ceci n'est pas toujours réalisé avec soin. Il convient donc de vérifier l'étanchéité à l'air et à l'eau en bas.

De plus, il reste généralement un espace plus ou moins grand entre le dormant et l'ossature bois. Cet espace peut être comblé avec de la mousse expansive, attention, elle on peut parfois avoir la mauvaise surprise de la voir ressortir dehors ! Dans ce cas, il faut la retirer avant qu'elle durcisse. Il faut parfois recommencer plusieurs fois car la mousse continue de s'expanser pendant assez longtemps..

Ci-contre deux exemple d'étanchéité défectueuse qu'il faut absolument régler avant la pose du placo !

 

Autour des fenêtre, il faut d'abord compléter l'isolation en comblant  le vide existant entre le dormant et l'ossature bois. Par exemple avec de la mousse expansive.

Il vaut mieux mettre du scotch de masquage avant de mettre la mousse sinon, il est assez difficile de la recouper et surtout ensuite de mettre le scotch d'étanchéité.

Ci-contre : scotch de masquage orange + mousse expansée

Ici la mousse expansive a été coupée et le scotch de masquage retiré : les surfaces à coller sont propres et exemptes de traces de mousse (important pour un bon collage du scotch).
Une fois toute la mousse retirée on met le scotch a cheval sur le pare vapeur et sur le dormant de la fenêtre pour réaliser l'étanchéité à l'air des fenêtres.

Pose de l'habillage

Généralement l'habillage est posé sur rail. Les rails standards font 18 mm d'épaisseur. C'est problématique pour passer les gaines électriques (20 mm) derrière le placo.

Ici dans l'atelier, on a posé les rails sur des cales mais c'est très long. Ailleurs on a opté pour des gaines de 16 mm mais c'est vraiment un peu juste pour passer 3 fils de 2.5.

Lors du vissage des rails il veiller à ne pas endomager le pare vapeur (les rails sont coupés à la cisaille et sont assez agressifs). Par ailleurs il arrive qu'on ripe en vissant et qu'on perce le pare vapeur. Il est indispensable de reboucher les trous avec du scotch.

Lors du vissage des plaques de placo sur les rails, il faut choisir des visses courtes afin qu'elles ne percent pas le pare vapeur.

 

 

Liens

Laine de roche

http://www.rockwool.fr/sw662.asp?sid=141&

Laine de verre

http://www.isover.fr/produits/fram_solutions_solutions.htm

Laine de bois

http://www.isoroy.fr/pages/activite/isotoit.htm

La plaque de platre : le site d'un plaquiste qui explique tout sur la pose du placo

JS Aménagement : l'entreprise qui a réalisé les travaux de plâtrerie pour nous.